NOTE IMPORTANTE
À peine cet article publié, il n’est plus d’actualité déjà. Mailercheck ferme. Par contre, tu peux en apprendre plus sur les enjeux liés à la délivrabilité de tes infolettres ici donc je laisse l’article en ligne.
Tu passes des heures à créer l’infolettre parfaite.
Tu peaufines chaque phrase, tu choisis la meilleure image, tu vérifies trois fois tes liens.
Tu cliques sur « Envoyer ».
Et puis… crickets.
Le taux d’ouverture est catastrophique. Les clics sont inexistants.
Avant de paniquer et de te demander si ton audience t’a abandonné·e, laisse-moi te poser une question cruciale : Est-ce que tes emails se rendent vraiment dans la boîte de réception de tes abonné·es?
La dure réalité de la délivrabilité des courriels
Voici une vérité que personne ne te dit assez souvent : avoir une liste d’emails propre et validée ne garantit pas que tes messages atteindront la boîte de réception.
Imagine que tu as invité 50 personnes à ta fête, mais que la moitié d’entre elles se retrouvent coincées dans le stationnement parce que le gardien de sécurité (aka le filtre anti-spam) trouve leurs tenues suspectes. C’est exactement ce qui se passe avec tes emails.
Les fournisseurs de services Internet (ISP) analysent chaque petit détail de tes emails :
- Tes mots et expressions
- Tes liens et images
- Ton code HTML
- Ton authentification d’expéditeur
- Ta réputation d’envoyeur
Et si quelque chose cloche, même légèrement? Direction : dossier spam. Ou pire encore, blocage complet.
Pourquoi tester tes emails AVANT de les envoyer?
1. Évite les filtres anti-spam comme la peste
Les filtres anti-spam sont devenus ultra sophistiqués. Ils ne cherchent plus juste les mots-clés évidents comme « 100% GRATUIT » ou « GAGNE DE L’ARGENT RAPIDEMENT ».
Ils analysent :
- La structure de ton HTML
- Le ratio texte/images
- La présence de liens cassés
- Tes pratiques d’authentification (SPF, DKIM, DMARC)
- Ta réputation d’IP
Un seul de ces éléments mal configuré peut saboter toute ta campagne. En testant avant l’envoi, tu identifies ces problèmes et tu les corriges AVANT que ça n’affecte ta réputation.
2. Protège ta réputation d’expéditeur
Ta réputation d’expéditeur, c’est un peu comme ton crédit financier : ça prend des mois à bâtir, mais quelques mauvais envois peuvent la détruire.
Les ISP calculent ton score de réputation en fonction de :
- La qualité de ton contenu
- L’engagement de tes abonné·es
- Le nombre de plaintes reçues (quand quelqu’un indique que ton courriel est du spam dans leur outil de messagerie)
- Les liens cassés ou images manquantes
- Les taux de bounce (rebond) de tes emails
Parlons bounces un instant (parce que c’est crucial) :
Il existe deux types de bounces qui peuvent sérieusement nuire à ta réputation :
Hard Bounce (Rebond permanent)
C’est quand ton email est définitivement rejeté parce que l’adresse n’existe pas ou n’est pas valide.
Causes principales :
- L’adresse email n’existe pas ou plus
- Erreur de frappe dans l’adresse
Action requise : Ces adresses doivent être retirées IMMÉDIATEMENT de ta liste. C’est non négociable. Les conserver est comme continuer à envoyer du courrier à des maisons démolies – ça fait juste mal paraître ta business.
Soft Bounce (Rebond temporaire)
C’est quand ton email est temporairement rejeté mais pourrait être délivré plus tard.
Causes principales :
- La boîte de réception est pleine
- Le serveur du destinataire est temporairement hors service
- Ton message est trop volumineux
- Le serveur est surchargé
Action requise : Ton fournisseur d’email (ESP) va généralement réessayer automatiquement 3 à 5 fois. Si après ces tentatives l’email bounce encore, traite-le comme un hard bounce et retire-le de ta liste.
Pourquoi c’est si important?
Un taux de bounce élevé (plus de 2%) signale aux fournisseurs de messagerie que tu n’entretiens pas bien ta liste. Résultat?
Même tes emails légitimes commenceront à atterrir dans les spams.
3. Préserve ton image de marque professionnelle
Imagine ouvrir une infolettre et découvrir :
- Des images cassées
- Des liens qui mènent nulle part
- Une mise en page complètement déformée sur mobile
Quelle serait ta première impression de cette entreprise? Probablement pas très positive, right?
Ces petits bugs peuvent arriver à n’importe qui. Mais la différence entre une marque pro et une marque amateur? La première les détecte et les corrige AVANT que ses clients ne les voient.
Une autre bonne raison de t’envoyer un test de ton infolettre sur ton courriel et de le regarder à la loupe, autant sur ton ordinateur que sur ton cellulaire.
Comment tester la délivrabilité de tes emails (le guide pratique)
Maintenant que tu comprends l’importance de tester, parlons de la méthode concrète.
Utilise un outil de test de délivrabilité
Des outils comme MailerCheck Inbox Insights te permettent de faire des tests complets avant l’envoi. Voici comment ça fonctionne :
Étape 1 : Crée ton rapport d’analyse
- Crée un compte sur l’outil de ton choix (dans mon exemple j’utilise MailerCheck)
- Clique INTEGRATIONS
- Sélectionne ton service d’infolettre. Moi j’utilise Mailerlite.
- Clique CONNECT ACCOUNT
- Pour connecter ton compte, tu dois fournir une clé API. Pour cela, tu dois aller le compte de ton outil d’infolettre. Voici comment faire pour Mailerlite : clique sur INTEGRATIONS et sur le bouton USE à droite de API.
- Clique ensuite sur GENERATE TOKEN.
- Donnes ensuite un nom à ta clé API. Suggestion : MailerCheck
- Laisse ALL IPS ALLOWED sélectionné et coche I HAVE READ THE (…)
- Copie le code et colle-le dans Mailercheck et donne un nom
- Clique ensuite sur LISTS en dessous de EMAIL VERIFICATION. Ensuite, clique sur le bouton bleu (VERIFY LIST).
- Choisis ensuite MAILERLITE (USE)
- Choisis ensuite ton compte Mailerlite que tu as nommé un peu plus tôt.
- Tu peux ensuite choisir d’analyse l’ensemble de tes abonnés ou un gorupe spécifique. À noter que si tu utilises Mailerchek, tu as quelques crédits gratuits avec ton inscription. 1 crédit = 1 abonné. Il se peut que tu ais à acheter des crédits supplémentaires pour scanner toute ta liste si elle est volumineuse.
- Une fois ta liste sélectionnée, clique sur VERIFY LIST.
Étape 2 : Lis ton rapport et passe à l’action
Une fois l’analyse terminée, MailerCheck te donne un rapport détaillé pour chaque adresse courriel de ta liste. Voici ce que les différentes catégories veulent dire — parce que oui, il y en a plus que juste « bon » ou « mauvais »!
✅ À conserver
- Valid : L’adresse est bonne, le serveur de messagerie accepte les envois. C’est ce que tu veux voir en majorité dans ta liste.
⚠️ À surveiller (Risky)
- Catch all : Le serveur accepte les courriels envoyés à n’importe quelle adresse de ce domaine — même les fausses. Ça veut dire que le courriel semble valide, mais MailerCheck ne peut pas garantir qu’une vraie personne est derrière. À garder, mais à surveiller de près.
- Mailbox full : La boîte est pleine pour l’instant. Ton email va bouncer temporairement. C’est un soft bounce — si ça arrive à répétition avec la même adresse, c’est signe que ton abonné·e ne consulte plus vraiment ses courriels.
- Role based : L’adresse est liée à un rôle plutôt qu’à une vraie personne (genre info@, contact@, admin@, support@…). Ces adresses sont gérées par plusieurs personnes ou par des filtres automatiques. Envoyer à ces adresses augmente les risques de plaintes spam. À utiliser avec prudence — et idéalement, à exclure de tes campagnes d’infolettre.
🚫 À retirer sans hésiter (Do not send to)
- Syntax error : L’adresse a une erreur de format de base. Probablement une faute de frappe à l’inscription (ex : nom@gmailcom, ou @@ dans l’adresse).
- Typo : Même principe — une coquille détectée dans le domaine (ex : @gmai.com au lieu de @gmail.com).
- Mailbox not found : La boîte courriel n’existe tout simplement pas ou n’existe plus. Hard bounce assuré — retire-la immédiatement.
- Disposable : C’est une adresse temporaire générée automatiquement (les gens utilisent ça pour récupérer un freebie sans vouloir recevoir tes courriels ensuite). Pas la peine de garder ça dans ta liste.
- Mailbox blocked : Le serveur bloque activement les envois vers cette adresse. Ça peut signifier que tu as déjà été marqué·e comme spam par cette personne, ou que l’adresse est protégée contre les envois en masse.
Le bouton magique : Export selected to MailerLite
Bonne nouvelle : tu n’as pas besoin de faire le ménage à la mitaine dans MailerLite!
Le bouton « Export selected to MailerLite » est disponible directement dans ton rapport de résultats — mais seulement si tu as vérifié une liste qui provient de MailerLite (un groupe ou un segment). MailerCheck Si t’as uploadé un fichier CSV directement, ce bouton ne sera pas disponible.
Voici comment ça fonctionne :
- Dans ton rapport MailerCheck, coche les statuts que tu veux exporter. Par exemple : coche Valid seulement si tu veux créer une liste propre, ou coche Syntax error, Typo, Mailbox not found, etc. si tu veux isoler les adresses problématiques.
- Clique sur Export selected to MailerLite.
- Retourne dans ton compte MailerLite, va dans l’onglet Subscribers → Groups. MailerCheck aura automatiquement créé un nouveau groupe portant le nom de ta liste originale, suivi de (MailerCheck results). MailerCheck
- En plus du nouveau groupe, MailerCheck ajoute automatiquement un champ personnalisé appelé « MailerCheck result » dans le profil de chaque abonné·e dans MailerLite. Ce champ indique le statut de vérification de chaque adresse (Valid, Risky, etc.). Tu peux ensuite utiliser ce champ pour créer des filtres avancés dans MailerLite — par exemple, exclure automatiquement les adresses Risky ou Do not send to de tes prochains envois, sans avoir à les supprimer définitivement de ta liste.
À partir de là, tu peux utiliser ce groupe dans MailerLite pour désabonner les adresses problématiques, ou au contraire, envoyer tes prochaines campagnes uniquement au groupe « Valid » pour protéger ta réputation.
Pssst! C’est cette intégration directe qui fait de MailerCheck l’outil idéal si tu utilises MailerLite — pas besoin de télécharger un CSV et de le réimporter à la main. Quelques clics et c’est réglé.
Bonus : 3 autres trucs pour améliorer ta délivrabilité
Pendant que t’es dans cet élan de ménage, voici quelques ajustements supplémentaires qui font une vraie différence :
1. Vérifie ton authentification d’expéditeur (SPF, DKIM, DMARC)
Ces trois records DNS, c’est ce qui prouve aux serveurs de messagerie que toi, tu es bien la personne qui envoie ces courriels. Si ton fournisseur d’hébergement ou de domaine ne les a pas configurés, les ISP peuvent bloquer tes envois ou les rediriger vers le spam. MailerLite a un guide clair pour te montrer comment les configurer.
2. Évite les expressions qui sentent le spam
Quelques classiques à bannir de tes sujets et de ton contenu :
« 100% gratuit »
« Offre exclusive limitée!!! »
« Clique ici maintenant »
Les majuscules partout DANS LE TEXTE
3. Envoie-toi toujours un courriel test
Avant chaque envoi, envoie-toi la campagne à toi-même (et si possible sur un compte Gmail et un compte Hotmail/Outlook, parce qu’ils filtrent différemment). Ouvre-le sur ton téléphone. Vérifie les images, les liens, la mise en page. Ce petit réflexe peut sauver une campagne entière.
En résumé
Une belle infolettre qui finit dans le dossier spam, c’est autant de travail gaspillé.
Prendre 30 minutes pour tester ta délivrabilité et nettoyer ta liste, c’est un investissement qui protège tous tes envois futurs.
Ta réputation d’expéditeur, ça se bâtit à la mitaine, un envoi à la fois.
Commence par scanner ta liste. C’est la première étape — et souvent celle qui révèle le plus de surprises.
Et toi, est-ce que tu as déjà pris le temps de vérifier la santé de ta liste courriel? Ou c’est quelque chose que tu remettais à plus tard? Dis-moi dans les commentaires!











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